Archives for Maison de repos - Page 3

MINI MENTAL STATE EXAMINATION (MMSE)

MINI MENTAL STATE EXAMINATION (MMSE)

MINI MENTAL STATE EXAMINATION (MMSE)

Ce questionnaire est destiné aux maisons de repos pour personnes âgées, aux maisons de repos et de soins et aux centres de soins de jour, pour leur permettre d’améliorer l’évaluation des patients désorientés dans le temps et dans l’espace.

Il peut être utilisé en cas de doute sur le classement d’un patient dément dans le score 2 ou 3 de l’échelle d’évaluation. Il sera également employé par les médecins ou les infirmières-conseils, notamment lors des visites de contrôle par les collèges locaux.

 

Si le patient obtient un résultat inférieur ou égal à 18/30, il peut sans contestation être classé en 3. S’il obtient un résultat supérieur à 18/30, il ne doit pas être d’office classé en ; d’autres éléments, notamment cliniques, peuvent être pris en considération qui justifient son classement en 3.

Consignes de passation et de cotation 

Retirez tous les supports avec les coordonnées temporelles du champ de vision (calendrier, horloge, …..).

Les questions sont posées d’une voix posée, intelligible et avec un débit lent. En cas d’incompréhension, répétez les questions. Toutefois, les items des questions 15 et 19 ne doivent pas être répétés.

 

ON PEUT SIGNALER UNE FAUTE MAIS ON NE PEUT JAMAIS DONNER LA REPONSE




Notez toutes les réponses ou réactions particulières ou inhabituelles ainsi que les items rappelés aux épreuves de mémoire.

 

Cotation: En présence d’une réponse fausse ou bizarre, en l’absence d’une réponse ou d’une réaction, on cote 0. Il faut mentionner si le sujet ne sait pas lire ou écrire, s’il présente des déficiences sensorielles (visuelles et/ou auditives), s’il souffre d’un trouble de la motricité manuelle (hémiplégie, …).

SCORE:

0 = réponse fausse, pas de réponse/réaction, réponse bizarre
1 = réponse correcte

*  =  Instructions pour la question:

Question 5

La cotation de la réponse à la question 5 (saison) peut varier en fonction de la période de l’année.
Si l’évaluation a lieu au mois de mars, la réponse correcte est «hiver ou printemps» ; au mois de juin, la réponse correcte est «printemps ou été» ; au mois de septembre, «été ou automne»; au mois de décembre, «automne ou hiver».

Question 9
Si l’évaluation a lieu au domicile, le sujet doit donner son adresse complète et exacte (permettant à un courrier postal d’être déposé).

Question 11
Les objets doivent être dénommés de façon précise. Toutefois, des termes d’usage local sont acceptables. Une description de la fonction constitue une réponse fausse. Ainsi par exemple “ça sert à lire l’heure” n’est pas correct.

Question 12
La phrase doit être émise lentement et distinctement en insistant sur chaque partie. Le score de 1 n’est attribué que si tous les mots sont répétés.

Question 13
Si lors de la première répétition, il y a des mots omis ou erronés, il faut redonner les 3 mots jusqu’à ce que le sujet les répète correctement. Arrêtez à la 5ème présentation.

Question 14
Notez la réponse. Donnez 1 point par soustraction exacte, c’est à dire lorsque le pas de 7 est respecté quelle que soit la réponse précédente. Score maximum = 5 points.

Question 16
Le sujet ne doit pas nécessairement lire l’instruction à haute voix. Par contre, s’il effectue la lecture sans fermer les yeux, il faut lui repréciser “ Faites ce qui est écrit”. En l’absence d’une réaction et si on suspecte un illettrisme, l’interroger à ce sujet.

Question 17
Chaque figure doit avoir 5 côtés et 5 angles. Le chevauchement des 2 figures doit avoir 2 points d’intersection et former un losange. En l’absence d’un de ces critères, cotez 0.

Question 18
Présentez une feuille de papier blanc. Après l’exécution de la consigne, demandez au sujet ce qu’il a écrit. La phrase doit être compréhensible et comporter au minimum un sujet et un verbe. L’orthographe et la grammaire n’ont pas d’importance. Des expressions comme “au secours” ou “allez-vous en” sont considérées comme correctes.

Question 19
Assurez-vous que le sujet est attentif, puis énoncez d’abord lentement et clairement les instructions, ensuite donnez la feuille au sujet. Les instructions ne doivent pas être répétées. Le sujet ne peut pas être aidé. Cochez chaque action effectuée dans le bon ordre. Notez le nombre total d’actions réalisées correctement.

Mini Mental State Examination (MMSE)





(Adaptation de la version Camdex R/Néerlandais (Derix et al.) et de la version  francophone GRECO (Desrouesné et al.)

Je vais vous poser quelques questions pour apprécier comment fonctionne votre mémoire et votre concentration. Les unes sont très simples, les autres un peu moins. Vous devez répondre le mieux que vous pouvez à chaque question.

 

Orientation temporelle

Score
1 Quel jour de la semaine sommes-nous?                                                                                         0,  1 ./1
Quelle est la date d’aujourd’hui ? La réponse permet de coter les questions 2 à 4.
2 Quelle date sommes-nous ?                                                                                                          0,  1 ./1
3 Quel mois sommes-nous ?                                                                                                           0,  1 ./1
4 En quelle année sommes-nous  ?                                                                                                 0,  1 ./1
5 En quelle saison sommes-nous ?*                                                                                                0,  1 ./1
 

Orientation spatiale

 
6 Pouvez-vous me dire où nous sommes maintenant ? Dans quel pays sommes-nous ?                      0,  1 ./1
7 Pouvez-vous me dire où nous sommes maintenant ? Dans quelle province sommes-nous ?             0,  1 ./1
8 Dans quelle ville/village sommes-nous maintenant ?                                                                      0,  1 ./1
9 A quel étage sommes-nous dans ce bâtiment ? (ou dans quelle partie du bâtiment sommes-nous ?) 0,  1 ./1

.

10 Où sommes-nous ? Comment s’appelle ce bâtiment ? A quelle adresse sommes-nous ? *            0,  1 ./1
  Langage: Expression – Dénomination  
11 Montrez un crayon: Qu’est-ce que c’est ? Quel est le nom de cet objet ? *                                       0,  1

Montrez une montre: ? Qu’est-ce que c’est ? Quel est le nom de cet objet ?                                    0,  1

 

./2

 

Langage: Expression – Répétition

 
12  Ecoutez bien et répétez après moi:  « Pas de mais, de si, ni de et »                                             0,  1 ./1
  Mémoire: Apprentissage  
13 Je vais vous donner trois mots. Je voudrais que vous me les répétiez et que vous essayiez de les retenir. Je vous les redemanderai tout à l’heure.
Donner les trois mots groupés, un par seconde, face au sujet, en articulant bien. * Compter un point par mot répété correctement au premier essai. Notez le nombre total de mots répétés.

CITRON
CLES

BALLON                                                                                                                            0,  1,  2,  3

 

 

 

 

 

./3

 

Attention/Concentration

 
14a

 

 

 

 

 

 

 

14b

Comptez à partir de 100 en retirant 7 à chaque fois jusqu’à ce que je vous arrête. Il faut retirer chaque fois 7 du résultat. *  Notez la réponse.

93

86

79                                                                                                                           0,  1,  2,  3,  4,  5

72

65

Pouvez-vous épeler le mot MONDE à l’envers en commençant par la dernière lettre ?    0,  1,  2,  3,  4,  5

NOTEZ LE SCORE TOTAL LE PLUS ELEVE OBTENU A L’UN DE CES DEUX ITEMS

 

 

 

 

 

 

 

 

./5

  Mémoire: Rappel  
15 Quels étaient les trois mots que je vous ai demandé de répéter et de retenir tout à l’heure ?

CITRON     CLES      BALLON                                                                                                0,  1,  2,  3

 

./3

  Langage: Compréhension du langage écrit  
16 Tendre la feuille avec le message. Voulez-vous lire et faire ce qui est écrit ? ‘Fermez les yeux’ *     0,  1 ./1
  Praxies constructives / Recopier et dessiner  
17 Tendre la feuille de papier avec les deux pentagones: Voulez-vous recopier ce dessin le plus correctement possible ? *

0,  1

 

 

./1

  Langage écrit: spontané  
18 Voulez-vous m’écrire une phrase, ce que vous voulez mais une phrase entière ? *                             0,  1 ./1
  Praxies idéatoires  
19 Poser une feuille de papier blanc sur le bureau, la montrer au sujet en lui disant : Ecoutez bien et faites ce que je vais dire, prenez ce papier dans la main droite, pliez-le en deux et posez-le sur vos genoux. * Main droite

Pliage

Genoux                                                                                                                               0,  1,  2,  3

 

 

 

./3

 

* = voir instructions dans les consignes de passation                                                             TOTAL    / 30

 

***

FERMEZ LES YEUX

 

***

 

 

 Mini_Mental_State_Examination_MMSE-02

 

 Télécharger le formulaire MMSE en format PDF




ECHELLE KATZ

ECHELLE KATZ OU ANNEXE 41

echelle_KATZ

 

 

 

 

 

ECHELLE D’EVALUATION JUSTIFIANT

LA DEMANDE D’INTERVENTION DANS UNE INSTITUTION DE SOINS

Présentation:

Pour introduire votre notification ou votre demande pour des soins d’hygiène (toilette) à l’acte ou dans le cadre de forfaits, vous devez remplir cette échelle d’évaluation (Katz) et la faire parvenir aumédecin-conseil de la mutualité de votre patient via MyCareNet.

ANNEXE 41

A envoyer sous enveloppe fermée au médecin-conseil

ECHELLE D’EVALUATION JUSTIFIANT

LA DEMANDE D’INTERVENTION DANS UNE INSTITUTION DE SOINS

Identification du bénéficiaire :
Numéro INAMI de l’institution :
………………………………….

NOM – Prénom :……………………………………………………………
Numéro national :………………………………………

  1. Echelle (ne compléter que la colonne ‘nouveau score’ en cas de première évaluation)

 

echelle_KATZ

 

OU : le patient a été diagnostiqué comme souffrant de démence à la suite d’un bilan diagnostique spécialisé en date du ………………

Sur base de l’échelle d’évaluation reprise ci-dessus :  –   la catégorie O  catégorie A   catégorie B     catégorie C               catégorie Cdément                                                                                             catégorie D  est demandée (1)


–     un accueil en centre de soins de jour est demandé (1)

 

  1. Raisons qui justifient le changement de catégorie (uniquement en cas d’aggravation) :
 

 

  1. Le Médecin (obligatoire si la catégorie D est demandée ou si aggravation de la dépendance moins de 6 mois après changement d’échelle lors du dernier contrôle) ou le praticien de l’art infirmier :
Nom et numéro Inami ou cachet du médecinNom de l’infirmier(ère) responsable (1) Date :……………../……………………/…………… Signature

 

Annexe 41 (verso)
Catégories de dépendance

maison de repos pour personnes âgées – maison de repos et de soins

Sur base de l’échelle d’évaluation, reprise au recto, les catégories de dépendance sont déterminées comme suit (le bénéficiaire est considéré dépendant lorsqu’il obtient un score de «3» ou «4» pour le critère concerné) :

Catégorie O : y sont classés les bénéficiaires qui sont totalement indépendants physiquement et psychiquement ;

Catégorie A : y sont classés :

– les bénéficiaires qui sont dépendants physiquement :

ils sont dépendants pour se laver et/ou s’habiller ;

– les bénéficiaires dépendants psychiquement :

ils sont désorientés dans le temps et dans l’espace, et

ils sont entièrement indépendants physiquement ;

Catégorie B : y sont classés :

– les bénéficiaires qui sont dépendants physiquement :

ils sont dépendants pour se laver et s’habiller, et ils sont dépendants pour le transfert et déplacements et/ou aller à la toilette ;

– les bénéficiaires dépendants psychiquement :

ils sont désorientés dans le temps et dans l’espace, et ils sont dépendants pour se laver et/ou s’habiller ;

Catégorie C : y sont classés :

– les bénéficiaires qui sont dépendants physiquement :

ils sont dépendants pour se laver et s’habiller, et

ils sont dépendants pour le transfert et déplacements et aller à la toilette, et

ils sont dépendants pour incontinence et/ou pour manger ;

Catégorie D :  y sont classés les bénéficiaires diagnostiqués comme souffrant de démence à la suite d’un  bilan diagnostique spécialisé de la démence effectué par un médecin spécialiste en neurologie, en gériatrie ou en psychiatrie ;

Catégorie C dément : y sont classés :

– les bénéficiaires dépendants psychiquement :

ils sont désorientés dans le temps et dans l’espace ou

ils ont été diagnostiqués comme souffrant de démence à la suite d’un bilan diagnostique

spécialisé de la démence effectué par un médecin spécialiste, et

ils sont dépendants pour se laver et s’habiller, et

ils sont dépendants pour incontinence, et

ils sont dépendants pour le transfert et déplacements et/ou pour aller à la toilette

et/ou pour manger.

 

Critères de dépendance

centre de soins de jour

Le bénéficiaire doit satisfaire aux critères de dépendance suivants :

  • soit il est dépendant physiquement :

il est dépendant pour se laver et s’habiller, et

il est dépendant pour le transfert et déplacements et/ou aller à la toilette ;

  • soit il est dépendant psychiquement :

il est désorienté dans le temps et dans l’espace et

il est dépendant pour se laver et/ou s’habiller ;

  • soit il a été diagnostiqué comme souffrant de démence à la suite d’un bilan diagnostique spécialisé de la démence effectué par un médecin spécialiste en neurologie, en gériatrie ou en psychiatrie.

(1) Biffer la mention inutile.

(2) Ne pas compléter si le patient a été diagnostiqué comme souffrant de démence à la suite d’un bilan diagnostique spécialisé.

Télécharger formulaire_MR/MRS_echelle_katz

TRAVAILLER APRES 45 ANS

travailleurs_apres_45_ansDifficulté à travailler après 45 ans

Suite au vieillissement de la population qui se fait sentir et les structures de la société qui doivent s’adapter à ce contexte un nouveau site a été créé pour les personnes qui dépassent les 45 ans.

Le site www.travaillerapres45ans.be mis en place afin de vous informer des différents aspects à propos du travail des plus de 45 ans, déjà considérés comme Seniors sur le marché de l’emploi.

A travers les interventions des experts présents le 11 juin 2015 à notre colloque, nous espérons favoriser la réflexion sur ce sujet qui nous touche ou touchera un jour tous et toutes.

Mais pourquoi de tels stéréotypes relatifs à l’âge au travail ? Une étude réalisée 2012, à la demande du Centre, nous révèle que, selon les travailleurs interrogés, les travailleurs plus âgés :
– Souhaiteraient arrêter de travailler avant l’âge de la pension
– Couteraient plus chers
– Seraient moins motivés
– Seraient plus faibles physiquement donc moins productifs
– Maîtriseraient moins rapidement les nouvelles technologies
– Seraient hermétiques au changement et peu flexibles
– Seraient nostalgiques et fermés
Vous trouvez plus d’info sur le site www.travaillerapres45ans.be


AIDE-SOIGNANTE OUBLIE UNE RÉSIDENTE DANS UN BAIN BOUILLANT

carlsbourgLA PENSIONNAIRE D’UN HOME DÉCÈDE D’UNE MORT ATROCE

Paulette, pensionnaire d’un home, est morte parce qu’on l’a oubliée dans un bain bouillant. Muette et paralysée, elle n’a rien pu faire.

L’aide-soignante n’aurait pas vérifié la température de l’eau et laissé sans surveillance cette dame muette et paralysée.

UNE  « GROSSE BÊTISE », SELON LA DIRECTRICE DU HOME

Paulette, une pensionnaire d’un home de Paliseul, en province de Luxembourg, a vécu une fin de vie des plus horribles. La vieille dame résidait à la séniorie de Carlsbourg depuis 3 ans.

Séniorie_de_Carlsbourg-Maison_de-Repos-Paliseul

L’aide-soignante l’installe dans un bain

Jeudi soir, une aide-soignante l’a installée dans un bain. Pendant que l’eau coulait, elle est partie s’occuper d’un autre pensionnaire. Paulette a alors été livrée à elle-même dans une eau de plus en plus chaude.

Impossible de crier et de bouger

Mais à cause d’un accident vasculaire cérébral, elle est hémiplégique et quasiment muette. Impossible d’appeler à l’aide.

Lorsque l’aide-soignante est revenue, la pensionnaire était dans un état grave. Elle a été transférée d’urgence au CHU de Liège, en hélicoptère, mais elle est décédée quelques heures plus tard des suites de ses brûlures. Paulette allait fêter ses 90 ans.

Le personnel est à bout

Au sein du home, l’ambiance serait très tendue. Sous le couvert de l’anonymat, une employée a raconté à Sud Presse que la charge de travail est énorme, que la maison de retraite manque cruellement de personnel et que les travailleurs sont à bout. L’aide-soignante en cause a été licenciée. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes du drame.

« C’est une erreur individuelle »

« C’est une erreur individuelle, d’ailleurs l’aide-soignante l’a reconnu, elle ne sait pas trop expliquer pourquoi elle a fait cette grosse bêtise, mais bon, c’était fait malheureusement, et on ne sait plus revenir en arrière. La seule mesure qui pour nous était la plus logique, c’était le licenciement immédiat. On ne peut pas admettre une telle faute, ce n’était jamais arrivé et nous espérons bien que ça n’arrivera jamais plus. Pour le restant de l’équipe, comme je l’ai dit, il y aura un suivi psychologique par rapport au décès de madame Godfriaux, qui touche tout le monde », a expliqué Virginie Legrand, la directrice de la séniorerie, au micro de Benjamin Samyn pour RTL TVI.

Source RTL-TVI

HARCÈLEMENT

harcelementHarcèlement moral

Selon le Bureau international du travail, 8 à 10% de la population souffriraient de harcèlement moral. Les cas les plus extrêmes sont publiés dans la presse, mais bon nombre de travailleurs font malheureusement l’objet de harcèlement moral au travail. Il existe une législation spécifique à ce sujet.

Le harcèlement moral, c’est quoi ?

La loi définit le harcèlement moral comme : « plusieurs conduites abusives similaires ou différentes, externes ou internes à l’entreprise ou l’institution, qui se produisent pendant un certain temps, qui ont pour objet ou pour effet de porter atteinte à la personnalité, la dignité ou l’intégrité physique ou psychique d’un travailleur ou d’une autre personne à laquelle le présent chapitre est d’application, lors de l’exécution de son travail, de mettre en péril son emploi ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant et qui se manifestent notamment par des paroles, des intimidations, des actes, des gestes ou des écrits unilatéraux. Ces conduites peuvent notamment être liées à la religion ou aux convictions, au handicap, à l’âge, à l’orientation sexuelle, au sexe, à la race ou à l’origine ethnique ».

Que faire si je me sens harcelé ?

Vérifiez d’abord en fonction de la définition s’il s’agit ou pourrait s’agir d’une violence ou d’un harcèlement au travail. Tout n’est pas harcèlement, parlez-en autour de vous… et essayez de rassembler des éléments qui prouvent les comportements déplacés de vos collègues ou supérieurs.

Prenez contact avec le conseiller en prévention ou la personne de confiance (s’il y en a une). Leurs maîtres-mots doivent être « accueil et écoute ». Ils vous orienteront, si nécessaire et selon les cas, vers un médecin ou un psychologue. Passée l’écoute, ils serviront de médiateurs si la victime opte pour une solution à l’amiable.

Qui est le conseiller en prévention ?

L’employeur doit désigner un conseiller en prévention spécialisé en charge psychosociale au travail.

Un employeur occupant moins de 50 travailleurs doit faire appel à un conseiller en prévention d’un service externe. Un employeur occupant plus de 50 travailleurs doit décider si les tâches confiées au conseiller en prévention seront effectuées en interne ou par un service externe.

Qui est la personne de confiance ? L’employeur a également la possibilité de désigner une ou plusieurs personnes de confiance. Celles-ci interviennent uniquement pour chercher une solution de manière informelle.

Comment déposer plainte ?

Si comme victime vous optez pour une plainte, le conseiller en prévention ou la personne de confiance transmettra cette plainte (si la plainte est déposée auprès de la personne de confiance, cette dernière devra la communiquer au conseiller en prévention) à l’inspecteur compétent de la direction du contrôle du bien-être au travail qui, après enquête, pourra renvoyer l’affaire devant le tribunal.

Si cela ne suffit pas reste l’action en cessation. Le tribunal du travail peut, à la requête de toute personne victime d’un harcèlement, intimer l’ordre à celui qui se rend coupable de harcèlement au travail ou de violence, ainsi qu’à l’employeur, d’y mettre fin dans le délai qu’il fixe.

Ai-je besoin de preuves pour aller au tribunal ?

Devant le tribunal correctionnel (pénal), il faut des preuves et c’est la victime qui doit les fournir. Devant le tribunal du travail (action en cessation), ce n’est pas à la victime de faire la preuve de ce qu’elle avance. Des faits tangibles de harcèlement suffiront. Ce sera aux « attaqués » (l’employeur et le harceleur) d’apporter la preuve complète de ce que le harcèlement ou les faits de violence n’existent pas.

Ô Suis-je protégé si je dépose plainte ?

Les travailleurs qui portent plainte dans le cadre de l’application de la loi ainsi que les témoins sont protégés. Ils ne peuvent donc pas être licenciés ou subir des modifications unilatérales de leurs conditions de travail sauf pour un motif étranger à la plainte.

En cas de licenciement ou de modification unilatérale des conditions de travail, l’employeur sera sanctionné par une indemnité égale à 6 mois de rémunération brute ou égale au préjudice réellement subi, à condition de pouvoir prouver l’étendue de celui-ci.