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LES DÉCLARATIONS ANTICIPÉES CORRECTES

Maggie De Block,
Ministre de la Santé publique
et des Affaires sociales

En tant que ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, j’estime qu’il est très important que les patients soient informés correctement et de manière compréhensible au sujet de tous les aspects touchant aux différents traitements de soins de santé existants. Certains patients n’ont malheureusement plus la possibilité de guérir ou ne trouvent dans aucun traitement un soulagement à leur interminable souffrance. Même dans ces périodes difficiles, le prestataire de soins se doit de fournir en toute honnêteté des informations correctes à son patient, aussi pénible cela soit-il.
Nos patients et citoyens doivent à tout moment pouvoir choisir comment ils souhaitent être traités et de quelle manière ils souhaitent mourir, même si cela n’est absolument pas encore à l’ordre du jour. C’est ce qu’on appelle « la planification anticipée de soins ». Il s’agit de la liberté et de l’autonomie de chaque individu de prendre à tout instant des décisions concernant sa propre fin de vie. Un principe que je soutiens fondamentalement en tant qu’être humain, docteur et ancien médecin LEIF (EOL).
Toute personne qui vient au monde est destinée à mourir un jour ou l’autre. Il est inutile d’être cynique face à ce fait qu’il se doit d’aborder de façon réaliste. Il est possible de limiter les tracas et le chagrin en parlant à l’avance de notre fin de vie avec des prestataires de soins, mais aussi avec les membres de notre famille et nos proches. Le but est de se mettre clairement d’accord sur le soutien et l’accompagnement souhaités en fin de vie. Ce n’est pas une chose à faire à la va-vite ; il s’agit bien d’un processus de réflexion continue et dynamique ouvrant le chemin vers le dialogue avec notre entourage au sujet des soins que nous souhaitons recevoir et sur lesquels nous comptons au moment venu. Ainsi, nous
évitons qu’une personne ne doive prendre des décisions difficiles à notre place du fait que nous ne sommes plus en mesure de le faire, pour quelque raison que ce soit. Il est également crucial que cette information soit mentionnée dans le dossier médical afin de garantir que les prestataires de soins chargés de nous traiter et de nous accompagner en fin de vie soient bel et bien au courant de nos souhaits ainsi que de nos attentes et qu’ils puissent en tenir compte dans la pratique.
Afin de pouvoir formuler des souhaits réalistes, il est important que les personnes disposent préalablement d’informations correctes et compréhensibles sur lesquelles elles pourront se baser. Il existe aujourd’hui plusieurs versions différentes des cinq déclarations anticipées. Cependant, il est très
difficile pour les patients de juger eux-mêmes de leur fiabilité. C’est précisément à ce problème que EOL (LEIF) souhaite remédier à l’aide de cette brochure, dans laquelle sont détaillées correctement et clairement les cinq déclarations anticipées. Les patients y trouveront également tous les documents utiles pouvant les aider à faire des choix concernant leur fin de vie.
Cette édition représente donc un instrument précieux pour les patients qui souhaitent régler eux-mêmes la planification anticipée de leurs soins. Les informations reprises dans cette brochure aideront ces personnes à réfléchir de manière consciente et méditée au sujet de leurs soins en fin de vie et leur procurent ainsi un droit d’autodétermination.
En annexe vous trouvez un fichier en format PDF Les-déclarations-anticipées-correctes avec:

– Explications quant aux déclarations anticipées

– Comment compléter une déclaration anticipée négative ?

– Comment compléter une déclaration anticipée relative à l’euthanasie ?

– Formulaire de déclaration anticipée relative à l’euthanasie

– Comment compléter une déclaration anticipée relative aux dernières volontés quant aux obsèques ?

– Déclaration anticipée relative aux dernières volontés quant aux obsèques

– Rite de la cérémonie funéraire

– La déclaration anticipée relative aux dernières volontés en matière d’obsèques est valable indéfiniment.

– Comment compléter une déclaration relative au don d’organes?

– La déclaration relative au don d’organes est valable indéfiniment.

– Léguer son corps à la science, liste des universités

Télécharger le fichier ici: Les-déclarations-anticipées-correctes

BIEN DISTINGUER LES ÉDULCORANTS INTENSES ET LES ÉDULCORANTS DE MASSE

Bien connaître les édulcorants de synthèse

On distingue les édulcorants intenses et les édulcorants de masse:

– Les édulcorants intenses:

Ce sont des substances chimiques. Ils ont un pouvoir sucrant supérieur au saccharose (sucre de table). Ce sont des édulcorants acaloriques et ils n’ont pas d’influence sur la glycémie et ne provoquent pas de caries. Des doses journalières admises (D.J.A.) ont ainsi été fixées pour chaque édulcorant intense. Elles sont exprimées en mg d’édulcorant par kilo de poids corporel et par jour.


Attention la vigilance s’impose pour les enfants! En effet, leur poids corporel est moins élevé. On essayera d’éviter au maximum le recours aux édulcorants intenses chez eux.

L’aspartame a été découvert en 1965 et est un dipeptide. Son pouvoir sucrant est 180 à 200 fois supérieur à celui du saccharose. Il est déconseillé pour la cuisson. A température ambiante, sa stabilité est optimale entre un pH de 3 -> 5; c’est précisément, la zone de pH dans laquelle se situent les boissons gazeuses light. L’aspartame est métabolisé dans le tractus gastro-intestinal en phénylalanine, acide aspartique et méthanol.

L’aspartame provoque-t-il une sécrétion d’insuline?

L’aspartame n’a aucun effet métabolique sur la sécrétion d’insuline.

– Les édulcorants de masse:

Ce sont principalement des polyols. Ce sont des sucres issus de végétaux comme le sorbitol, le mannitol, le xylitol, le maltitol, l’isomalt, le lactitol. Leur pouvoir sucrant est généralement inférieur ou égal à celui du saccharose. Certains ont une action rafraîchissante comme le sorbitol. Leur désavantage majeur est d’être laxatif pour une consommation estimée à plus de 50 grammes par jour. Le seuil de tolérance est cependant individuel et on estime qu’une consommation de 20 grammes ne pose pas de problème (soit 4 à 5 pralines adoucies au maltitol par exemple). Le sorbitol, le mannitol et surtout le xylitol sont utilisés dans les chewing-gum et bonbons.

Un mot sur les édulcorants naturels:

– La stévia est un édulcorant naturel qui n’apporte pas de calories. Le pouvoir sucrant de ses feuilles pulvérisées est de 40. Purifié, il peut monter jusqu’à 300 ou 400. La stévia est une plante d’Amazonie, principalement cultivée au Paraguay, en Argentine et en Chine. – Le tagatose est un sucre naturel obtenu à partir du lactose. Il a peu d’influence sur la glycémie, ne provoque pas de caries et est moins calorique que le sucre. – N’oublions pas le saccharose: notre bon vieux sucre de table qui est extrait de la betterave sucrière, de la canne à sucre ou de l’érable. Il apporte 4 Kcal par gramme.

D’hoeraene Sophie

OLYMPIADES MAISONS DE REPOS

Jeux olympiques pour personnes des maisons de repos

Bruxelles Stade Roi Baudouin

le 13/06/ 2017

Heure: 14:30 – 16:30

ÉPREUVES SPORTIVES EN EXTÉRIEUR 

– Lancer du poids : pelotes de laine

– Parcours steeple / obstacles

– Vogelpik : lancer de fléchettes

– Tournoi de pétanque

– 4 x 25m rollator et chaise roulante

 

ÉPREUVES EN INTÉRIEUR : Coulture Generale et adresse

– Quizz de culture générale / musical

– Concours de lancer de crêpes

– Lotto des senteurs

– Jeux d’adresse

 

SUPPORTERS BIENVENUES !

A l’initiative de l’Echevin Alain Courtois, Échevin des Sports et des Seniors et E.R. Alain Courtois, Hôtel de Ville, Grand Place, 1000 Bruxelles

 

Les organisateurs déclinent toute responsabilité en cas d’accident, de perte ou de vol lors des activités.

 

MANGER SAIN POUR PAS CHER

BIEN MANGER EN ACHETANT PAS CHER, SAIN ET ÉQUILIBRÉ

Animatrice santé à Liège pour les FPS-Réseau Solidaris, Dominique Baudart vient de réaliser une étude sur l’alimentation de qualité et le budget consacré à celle-ci. 

Comment manger de nos jours? Bio, sans sel, sans viande, sans gluten…?
Les consommateurs sont un peu perdus!

Nous défendons l’idée que manger sain et équilibré, c’est rythmer sa journée avec environ trois repas complets, adapter la quantité en fonction de ses besoins et, surtout, varier le plus possible ses menus pour couvrir les besoins nutritionnels du corps. Sans oublier de boire de l’eau principalement, meilleure pour la santé et pour le portefeuille par rapport aux sodas. Depuis longtemps, il y a des « modes alimentaires ». Et il est vrai que le consommateur est tiraillé de partout. Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? C’est à lui de faire un ou deux choix selon ses priorités. Il veut manger bio ? S’il pense que ça lui fait du bien, alors oui. Si la personne a des problèmes de santé, d’allergies, c’est en fonction de cela qu’elle portera ses choix. Une fin de mois difficile ? C’est le budget qui l’emporte. Et il y a aussi les végétariens, les aliments équitables, l’environnement… Pas possible de choisir tous les critères. La santé mentale est importante aussi !

Une alimentation de qualité et pas trop chère, est-ce possible? 

Avec mon collègue, assistant social de formation, et moi-même, diététicienne à la base, nous avons constaté les difficultés de notre public par rapport au budget et à la qualité de la nourriture. Nous avons lancé des animations sur ce sujet. L’idée était de réfléchir avec les groupes pour trouver le budget alimentaire minimum nécessaire par jour. Il fallait d’abord déduire le logement, qui peut représenter 30 à 50 % du budget total. Ensuite compter avec l’énergie, les charges, les transports, la communication, la santé… Il ne reste pas grand-chose pour bien se nourrir. Alors, en groupe, nous rassemblons les trucs et astuces de chacun. Nous réalisons sur papier un menu bon au goût, bon pour la santé et pas cher, histoire de garder le moral…

Et selon vos calculs?

Actuellement, on table sur une moyenne de 7 € (pour trois repas + boissons) par jour et pour une personne seule, en considérant, bien sûr, que les préparations sont « maison ». Le sandwich de midi avec un soda coûte facilement 5-6 €. S’il est consommé chaque jour, la facture grimpe jusqu’à une centaine d’euros par mois. Et ce n’est pas le meilleur pour la santé, car la qualité n’y est pas toujours ! Il faut donc compter au minimum 220 € par mois. Certaines personnes arrivent à s’en sortir avec 5 € par jour (155 €/mois), mais le menu couvre tout juste les besoins de base. Tout cela demande pas mal d’organisation et beaucoup d’imagination. Plus la famille est nombreuse, plus la quantité est élevée, et moins ça coûte par personne. Evidemment, s’il y a trois ados en pleine croissance à nourrir, le budget par personne diminuera moins. Notez que la famille monoparentale (principalement à charge de la mère) avec une seule rentrée d’argent aura un budget alimentaire plus compliqué à gérer.

Dans vos publics variés, la classe moyenne éprouve-t-elle aussi des difficultés pour le budget alimentaire? Encore faut-il bien s’entendre sur ce qu’est exactement la «classe moyenne».

Oui, en effet, elle éprouve des difficultés à joindre les deux bouts. Pour répondre à votre question, il s’agit d’une population avec un salaire moyen d’environ 1 500 à 2 000 € net par mois (référence Service public fédéral Economie). Et quand on doit payer un ou deux logements si le couple est séparé, les charges, le transport, plus tout le reste, nous devinons que le budget alimentaire (+/- 12 % du budget du ménage) est réduit aussi. Une partie de plus en plus grande de la population est touchée, comme le met en lumière l’enquête sur la pauvreté du Thermomètre Solidaris, qui estime son seuil en dessous de 1 250 euros. Le recours aux colis alimentaires fait un bond ces deux dernières années et les cartes de crédit proposées dans les magasins de grande distribution en sont malheureusement la preuve.

Renseignements pour les animations santé organisées par le secteur associatif de la mutualité : 

Par Philippe Fievet – Paris Match en collaboration avec les mutualités Solidaris – Parution 29/12/2016

NOUS CONSOMMONS TROP DE CALMANTS ET D’ANTIDÉPRESSEURS

TROP DE CONSOMMATION DES CALMANTS ET D’ANTIDÉPRESSEURS

Les Belges comptent parmi les plus gros consommateurs de psychotropes,en tête au hit-parade des médicaments les plus utilisés dans notre pays. Responsable de recherche au Service Promotion de la Santé, Martin Biernaux tire la sonnette d’alarme.

Paris Match. Les Belges consomment trop de médicaments. Pourquoi ?

Martin Biernaux. Le médicament a changé de statut. Il est passé d’un objet strictement médical à un produit de consommation, une marchandise. Le recours aux médicaments dans nos sociétés occidentales suit des logiques qui vont au-delà du seul champ médical, qu’elles soient économiques, cosmétiques ou encore idéologiques. Celles-ci sous-tendent un phénomène plus large qui est celui-de la médicalisation de l’existence : des problèmes non médicaux – principalement sociaux – ou bien certains aspects de notre vie sont définis et traités comme des problèmes médicaux, voire des maladies. Des spécialistes évoquent à titre d’exemples la « polymédication » des personnes âgées, la gestion de l’hyperactivité et des troubles de l’attention ou encore la gestion des addictions.

Comment contrôler ce niveau élevé de consommation ?

Il est important de comprendre les causes de la médicalisation si nous voulons agir efficacement contre la consommation inappropriée de certains médicaments au détriment d’approches plus préventives. Attention, nous ne disons pas qu’il faut arrêter de prendre des médicaments ! Ceux-ci ont permis et permettent encore d’améliorer le niveau de santé global et l’espérance de vie. Cependant, le niveau élevé de consommation signifie, dans certains cas, des usages non pertinents qui ont des impacts néfastes sur la santé, sur l’environnement et sur les dépenses privées et publiques.

Qui visez-vous ?

Les médecins ne sont pas les seuls acteurs de cette médicalisation. Les firmes pharmaceutiques jouent un rôle très important dans ce processus. Exemple : des découvertes de molécules efficaces pour certains comportements jugés gênants se font souvent par hasard.Dans ces cas-là, on peut dire que le médicament précède la maladie et que l’on participe à la banalisation de sa consommation. Ce qui non seulement soulève des questions éthiques, mais aboutit concrètement à une « consommation-réflexe » du médicament.

N’est-elle pas le reflet de notre société ?

Absolument. Celle-ci dévalorise le corps usé, la faiblesse, le manque de contrôle de soi et l’exclusion du monde productif. Et le médicament occupe donc une place de choix parmi les moyens d’y faire face. Le lien apparaît évident pour les psychotropes. Dans un contexte de pression liée à la compétition et à l’obligation de performance, le recours aux calmants, somnifères ou antidépresseurs peut être vu comme un moyen de rester dans la course. Comme ils craignent de perdre leur emploi ou bien pour d’autres raisons comme des problèmes financiers qui les obligent à travailler, certains patients ont peur d’être en congé maladie trop longtemps. Donc, au lieu de prendre le temps de se reposer pour guérir, ils préfèrent consommer des médicaments.

En conclusion ?

L’étude du médicament comme phénomène social et culturel amène à nous questionner sur notre rapport au temps, à la souffrance, à la vieillesse, sur l’évolution des liens sociaux et sur nos conditions de travail et d’existence. Nous devons réfléchir à nos politiques de santé. Dans le contexte de ressources limitées qui est le nôtre, nos dépenses sont loin de faire la part belle aux domaines qui, eux aussi, participent à la santé, comme la prévention et la promotion de celle-ci. Or, en agissant en amont pour une meilleure santé de la population, ils diminuent de facto la consommation de médicaments.

Par Philippe Fievet – Paris Match en collaboration avec les mutualités Solidaris – Parution 03/03/2016