Archives for Santé

OLYMPIADES MAISONS DE REPOS

Jeux olympiques pour personnes des maisons de repos

Bruxelles Stade Roi Baudouin

le 13/06/ 2017

Heure: 14:30 – 16:30

ÉPREUVES SPORTIVES EN EXTÉRIEUR 

– Lancer du poids : pelotes de laine

– Parcours steeple / obstacles

– Vogelpik : lancer de fléchettes

– Tournoi de pétanque

– 4 x 25m rollator et chaise roulante

 

ÉPREUVES EN INTÉRIEUR : Coulture Generale et adresse

– Quizz de culture générale / musical

– Concours de lancer de crêpes

– Lotto des senteurs

– Jeux d’adresse

 

SUPPORTERS BIENVENUES !

A l’initiative de l’Echevin Alain Courtois, Échevin des Sports et des Seniors et E.R. Alain Courtois, Hôtel de Ville, Grand Place, 1000 Bruxelles

 

Les organisateurs déclinent toute responsabilité en cas d’accident, de perte ou de vol lors des activités.

 

MANGER SAIN POUR PAS CHER

BIEN MANGER EN ACHETANT PAS CHER, SAIN ET ÉQUILIBRÉ

Animatrice santé à Liège pour les FPS-Réseau Solidaris, Dominique Baudart vient de réaliser une étude sur l’alimentation de qualité et le budget consacré à celle-ci. 

Comment manger de nos jours? Bio, sans sel, sans viande, sans gluten…?
Les consommateurs sont un peu perdus!

Nous défendons l’idée que manger sain et équilibré, c’est rythmer sa journée avec environ trois repas complets, adapter la quantité en fonction de ses besoins et, surtout, varier le plus possible ses menus pour couvrir les besoins nutritionnels du corps. Sans oublier de boire de l’eau principalement, meilleure pour la santé et pour le portefeuille par rapport aux sodas. Depuis longtemps, il y a des « modes alimentaires ». Et il est vrai que le consommateur est tiraillé de partout. Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? C’est à lui de faire un ou deux choix selon ses priorités. Il veut manger bio ? S’il pense que ça lui fait du bien, alors oui. Si la personne a des problèmes de santé, d’allergies, c’est en fonction de cela qu’elle portera ses choix. Une fin de mois difficile ? C’est le budget qui l’emporte. Et il y a aussi les végétariens, les aliments équitables, l’environnement… Pas possible de choisir tous les critères. La santé mentale est importante aussi !

Une alimentation de qualité et pas trop chère, est-ce possible? 

Avec mon collègue, assistant social de formation, et moi-même, diététicienne à la base, nous avons constaté les difficultés de notre public par rapport au budget et à la qualité de la nourriture. Nous avons lancé des animations sur ce sujet. L’idée était de réfléchir avec les groupes pour trouver le budget alimentaire minimum nécessaire par jour. Il fallait d’abord déduire le logement, qui peut représenter 30 à 50 % du budget total. Ensuite compter avec l’énergie, les charges, les transports, la communication, la santé… Il ne reste pas grand-chose pour bien se nourrir. Alors, en groupe, nous rassemblons les trucs et astuces de chacun. Nous réalisons sur papier un menu bon au goût, bon pour la santé et pas cher, histoire de garder le moral…

Et selon vos calculs?

Actuellement, on table sur une moyenne de 7 € (pour trois repas + boissons) par jour et pour une personne seule, en considérant, bien sûr, que les préparations sont « maison ». Le sandwich de midi avec un soda coûte facilement 5-6 €. S’il est consommé chaque jour, la facture grimpe jusqu’à une centaine d’euros par mois. Et ce n’est pas le meilleur pour la santé, car la qualité n’y est pas toujours ! Il faut donc compter au minimum 220 € par mois. Certaines personnes arrivent à s’en sortir avec 5 € par jour (155 €/mois), mais le menu couvre tout juste les besoins de base. Tout cela demande pas mal d’organisation et beaucoup d’imagination. Plus la famille est nombreuse, plus la quantité est élevée, et moins ça coûte par personne. Evidemment, s’il y a trois ados en pleine croissance à nourrir, le budget par personne diminuera moins. Notez que la famille monoparentale (principalement à charge de la mère) avec une seule rentrée d’argent aura un budget alimentaire plus compliqué à gérer.

Dans vos publics variés, la classe moyenne éprouve-t-elle aussi des difficultés pour le budget alimentaire? Encore faut-il bien s’entendre sur ce qu’est exactement la «classe moyenne».

Oui, en effet, elle éprouve des difficultés à joindre les deux bouts. Pour répondre à votre question, il s’agit d’une population avec un salaire moyen d’environ 1 500 à 2 000 € net par mois (référence Service public fédéral Economie). Et quand on doit payer un ou deux logements si le couple est séparé, les charges, le transport, plus tout le reste, nous devinons que le budget alimentaire (+/- 12 % du budget du ménage) est réduit aussi. Une partie de plus en plus grande de la population est touchée, comme le met en lumière l’enquête sur la pauvreté du Thermomètre Solidaris, qui estime son seuil en dessous de 1 250 euros. Le recours aux colis alimentaires fait un bond ces deux dernières années et les cartes de crédit proposées dans les magasins de grande distribution en sont malheureusement la preuve.

Renseignements pour les animations santé organisées par le secteur associatif de la mutualité : 

Par Philippe Fievet – Paris Match en collaboration avec les mutualités Solidaris – Parution 29/12/2016

NOUS CONSOMMONS TROP DE CALMANTS ET D’ANTIDÉPRESSEURS

TROP DE CONSOMMATION DES CALMANTS ET D’ANTIDÉPRESSEURS

Les Belges comptent parmi les plus gros consommateurs de psychotropes,en tête au hit-parade des médicaments les plus utilisés dans notre pays. Responsable de recherche au Service Promotion de la Santé, Martin Biernaux tire la sonnette d’alarme.

Paris Match. Les Belges consomment trop de médicaments. Pourquoi ?

Martin Biernaux. Le médicament a changé de statut. Il est passé d’un objet strictement médical à un produit de consommation, une marchandise. Le recours aux médicaments dans nos sociétés occidentales suit des logiques qui vont au-delà du seul champ médical, qu’elles soient économiques, cosmétiques ou encore idéologiques. Celles-ci sous-tendent un phénomène plus large qui est celui-de la médicalisation de l’existence : des problèmes non médicaux – principalement sociaux – ou bien certains aspects de notre vie sont définis et traités comme des problèmes médicaux, voire des maladies. Des spécialistes évoquent à titre d’exemples la « polymédication » des personnes âgées, la gestion de l’hyperactivité et des troubles de l’attention ou encore la gestion des addictions.

Comment contrôler ce niveau élevé de consommation ?

Il est important de comprendre les causes de la médicalisation si nous voulons agir efficacement contre la consommation inappropriée de certains médicaments au détriment d’approches plus préventives. Attention, nous ne disons pas qu’il faut arrêter de prendre des médicaments ! Ceux-ci ont permis et permettent encore d’améliorer le niveau de santé global et l’espérance de vie. Cependant, le niveau élevé de consommation signifie, dans certains cas, des usages non pertinents qui ont des impacts néfastes sur la santé, sur l’environnement et sur les dépenses privées et publiques.

Qui visez-vous ?

Les médecins ne sont pas les seuls acteurs de cette médicalisation. Les firmes pharmaceutiques jouent un rôle très important dans ce processus. Exemple : des découvertes de molécules efficaces pour certains comportements jugés gênants se font souvent par hasard.Dans ces cas-là, on peut dire que le médicament précède la maladie et que l’on participe à la banalisation de sa consommation. Ce qui non seulement soulève des questions éthiques, mais aboutit concrètement à une « consommation-réflexe » du médicament.

N’est-elle pas le reflet de notre société ?

Absolument. Celle-ci dévalorise le corps usé, la faiblesse, le manque de contrôle de soi et l’exclusion du monde productif. Et le médicament occupe donc une place de choix parmi les moyens d’y faire face. Le lien apparaît évident pour les psychotropes. Dans un contexte de pression liée à la compétition et à l’obligation de performance, le recours aux calmants, somnifères ou antidépresseurs peut être vu comme un moyen de rester dans la course. Comme ils craignent de perdre leur emploi ou bien pour d’autres raisons comme des problèmes financiers qui les obligent à travailler, certains patients ont peur d’être en congé maladie trop longtemps. Donc, au lieu de prendre le temps de se reposer pour guérir, ils préfèrent consommer des médicaments.

En conclusion ?

L’étude du médicament comme phénomène social et culturel amène à nous questionner sur notre rapport au temps, à la souffrance, à la vieillesse, sur l’évolution des liens sociaux et sur nos conditions de travail et d’existence. Nous devons réfléchir à nos politiques de santé. Dans le contexte de ressources limitées qui est le nôtre, nos dépenses sont loin de faire la part belle aux domaines qui, eux aussi, participent à la santé, comme la prévention et la promotion de celle-ci. Or, en agissant en amont pour une meilleure santé de la population, ils diminuent de facto la consommation de médicaments.

Par Philippe Fievet – Paris Match en collaboration avec les mutualités Solidaris – Parution 03/03/2016